Guillaume de Saint Phalle et l’Evidente Evidence


Un jeu de mots évident...

Guillaume de Saint Phalle - Red Apple - Tek ancien - Diam 60 cm - Bombay 2006
Guillaume de Saint Phalle - Red Apple - Tek ancien - Diam 60 cm - Bombay 2006
En étudiant l'histoire de l'art, un certain nombre d'œuvres m'inspirent. Ainsi, le magnifique tableau "L'œuf sans ombre" de Piero de la Francesca livre une très belle définition du divin; Giacometti aussi, en conciliant le proche et le lointain, offre une métaphore du vivant paradoxale et infinie; l'Ikebana japonais, qui conjugue profondeur, transparence et asymétrie, apporte d'autres clefs du même ordre. Que dire des œuvres de Vinci, Brancusi ou Tinguely, si ce n'est qu'elles aussi hébergent des mécanismes similaires. Le vivant y respire comme une émanation "divine", paradoxale et cinétique.

Affirmer la sensualité plastique

Le jeu auquel je vous invite, tente de définir une démarche artistique susceptible d'incarner cette filiation tout en la renouvelant. Or, en sculpture, les pistes sont infimes et souvent invisibles aux humeurs trop dociles. Je décide donc, par esprit de contradiction et un peu aussi par ironie, de réfléchir à la possibilité d'une sculpture reposant sur l'absence de matière !

Comment dépasser ce plan sans perdre la sensualité plastique de l'objet produit ? En symbolique, le point représente le divin. Le cercle, qui en est l'extension, symbolise le temps ou la conscience; par extension toujours, la sphère, ou l'ovoïde représentent la vie comme entité, mais aussi comme espace (l'existence). A contrario, le cube symbolise la matière ou l'homme. Or dépasser la matière, c'est dépasser le plan des trois dimensions, c'est partir à la rencontre d'une quatrième dimension !





     

 
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